Route de la poutine

Ma route de la poutine

07/07/2013 07/07/2013 Par Julien Mocq Commentaires 0 Commentaires

Ils sont arrivés dès 8h du matin pour me cueillir devant chez moi, et nous voilà partis dans une aventure exotique pour déguster, tester, décrire et nous régaler d’un plat typiquement québécois : la poutine.
Nous voilà donc dans la Lanaudière, pour notre premier arrêt dans un restaurant. La première fois que vous accompagnez Alexandre et Ann-Marie dans un casse-croûte pour évaluer une poutine, on se laisse intriguer par la méthode quasi scientifique du test : à peine installés à table avec notre plat de frites-fromages-sauce brune et armés d’une balance électronique et d’un formulaire regroupant tous les critères à évaluer, ils pèsent le plat, photographient, notent l’adresse du restaurant, goutent la sauce, regarde la couleur du fromage, apprécient le croustillant des frites, se concentrent à trouver l’origine du petit goût de tel ou tel ingrédient. « Est-ce salé ? Sucré ? Il y a un goût de sauce barbecue, non ? Ah, regardez, ça fait des filaments ! Bon, il reste 1 cuillère à thé de sauce dans le fond. On repart ».
Et nous voilà de nouveau sur la route, à la recherche du prochain casse-croûte prévu au programme ou rencontré au hasard du chemin. Si on sourit durant le test de la première poutine, on se laisse prendre au jeu et là, pour les deuxième, troisième, quatrième essais, ça devient sérieux : on cherche à son tour le petit goût de tomates, on évalue le skwik-skwik des grains de fromages, on se désole de n’avoir pas senti tout de suite le goût de la friture.
Et les poutines se succèdent : 5, 6, 7, 8… Oh, mais c’est là 150e ! Ann-Marie et Alexandre fêtent dignement cet évènement dans un cadre très exotique. C’est l’occasion pour eux de regarder en arrière le travail abattu, les poutines essayées, les routes faites dans le passé. 150…

Le lendemain, de nouveau sur la route, cherchant sans cesse de nouvelles adresses, le moindre shack qui servirait le mets tant recherché. 9, 10, 11, 12. Ah, le record de 11 poutines est battu, mais continuons. Au fil des dégustations, une révélation se fait. Oui, une poutine, c’est 3 grands ingrédients, mais c’est un peu comme la palette d’un peintre : de 3 couleurs de base, on obtient une infinité de mélanges, de l’horrible au sublime. Et comme les couleurs, chacun a son appréciation : ce que l’un déteste, l’autre va l’adorer, d’où la volonté de nos deux poutinologistes de décrire les poutines sans donner de notes. Et la valse continue : 13, 14, 15. Une poutine, c’est certes un plat, mais c’est aussi une adresse, un lieu. Si certains restau sont sans âme et la poutine est servie sans plus de cérémonie, certains lieux retiennent l’attention. La rencontre avec des restaurateurs passionnés, leur volonté sincère de produire un produit unique et d’une grande qualité, et leur envie de partager leur expérience de vie fait que la dégustation devient un moment inoubliable.

Allez, courage, une troisième journée avant de rejoindre Québec. Pas de casse-croûtes dans le plan de la journée, ce ne seront que des découvertes le long de la route, en trouverons-nous? Les petits hameaux ont au moins une petite cabane faisant de la friture qui réserve souvent de bonnes surprises. 16, 17, 18, 19, 20. Un dernier effort, une microbrasserie par-ci, un restaurant par-là. 21, 22… 23… 24!!!! Il est 18h, ce sera la dernière, mais c’est un record !
Mais au bilan, ce sont 24 adresses essayées, 24 poutines régulières testées et évaluées, 24 étapes d’une route de la poutine, d’une expérience pas ordinaire qui fait que je peux me permettre de donner deux conseils : le premier, n’hésitez jamais à essayer une poutine même si le site n’a pas fière allure, vous pourriez avoir des surprises. Ensuite, un conseil d’ami : si Alexandre et Ann-Marie vous proposent de participer à une route de la poutine, acceptez sans perdre un instant, vous reviendrez avec des souvenirs et des anecdotes savoureuses… comme une poutine.

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